Le cas du mathématicien mort à Alger en 1957 est loin d’être isolé,
rappellent les familles de disparus. Pour les aider, un site publie des
documents déclassifiés.
Par Charlotte BozonnetPublié le 27 septembre 2018 à 12h23 - Mis à jour le 27 septembre 2018 à 12h23
Article réservé aux abonnés Animé
par l’historien Fabrice Riceputi, le site 1000autres.org publie un
millier de notices individuelles de personnes disparues, issues de
documents officiels. Capture d'écran du site 1000autres.org Combien
sont-ils à avoir connu le même sort ? A être tombés aux mains de
l’armée française, n’avoir jamais été retrouvés par leur famille et
avoir été oubliés de l’histoire officielle ? Au lendemain de la
reconnaissance par le président français, Emmanuel Macron, du supplice
infligé au mathématicien Maurice Audin, un site Internet, baptisé
« Alger 1957 – des Maurice Audin par milliers », s’est donné pour
mission de lever une part du mystère qui entoure la disparition de
milliers d’Algériens et d’Algériennes pendant la guerre. « Le meurtre de ce jeune mathématicien de 25 ans, grossièrement maquillé en évasion, fut loin d’être un cas isolé, rappellent
les fondateurs du site, au premier rang desquels l’association Histoire
coloniale et postcoloniale et l’Association Maurice-Audin. Ce fut
l’un des nombreux cas d’enlèvement, séquestration, torture, suivis
souvent de mort, produits, à Alger, de janvier à septembre 1957, par un
véritable système de terreur militaire. »
Coup de crosse au visage
Pour
permettre ce travail de vérité, le site publie un millier de notices
individuelles de personnes disparues, librement consultables, issues de
documents officiels récemment déclassifiés. Une mine d’or pour les
familles à la recherche de leurs proches depuis des décennies. « Ma famille est encore sous l’effet de l’émotion après la découverte de ce document »,
écrit ainsi Ammar Kessab dont le grand-père maternel, Mohamed
Harchouche, a disparu dans la nuit du 12 juin 1957. L’une des notices
leur a enfin apporté « la preuve irréfutable de son arrestation par l’armée ». Article réservé à nos abonnés Lire aussi Après l’affaire Maurice Audin, les dossiers mémoriels ressurgissent en Afrique Jusqu’ici,
la famille n’en avait que le récit fait par Yamina, la femme de Mohamed
Harchouche. En 1957, elle et son époux vivent dans la casbah d’Alger,
rue des Pyramides. Il est arrêté une première fois, torturé à
l’électricité mais finit par rentrer chez lui. Trois mois plus tard,
cette nuit du 12 juin, une centaine de militaires investissent le
quartier. Lorsqu’ils frappent à la porte de la famille à 1 heure du
matin, Mohamed Harchouche leur ouvre. Il reçoit un coup de crosse en
plein visage et tente de fuir au premier étage avant d’être capturé et
emmené.
Les démarches de ses proches ne donneront rien. Jusqu’à ce qu’un haut gradé français leur dise d’abandonner : « On l’a jeté depuis un hélicoptère dans la mer. »« Cette version, c’est celle que j’ai toujours entendue depuis que je suis enfant », souligne Ammar Kessab.
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